Blog / Expert Insights / Le marché immobilier face à un taux d’inoccupation de 18,6 %

T3 2024 : Stagnation du marché, opportunités pour les propriétaires grâce à la rénovation et l’innovation des espaces.

Un taux d’inoccupation qui stagne : une réalité préoccupante

Au T3 2024, le centre-ville de Montréal affiche un taux d’inoccupation des bureaux de 18,6 %, marquant une stagnation inquiétante dans un marché immobilier pourtant central pour l’économie. Avec une hausse notable de la disponibilité des espaces de +120 points de base (pb) par rapport au trimestre précédent, le contraste est frappant avec les banlieues montréalaises, où la demande semble en légère progression.

Cette situation s’inscrit dans une tendance plus vaste observée à l’échelle canadienne, où la construction de nouveaux immeubles de bureaux a atteint des niveaux historiquement bas : seulement 30 000 pi² de nouvelles mises en chantier à Montréal contre une moyenne trimestrielle de 1,6 million pi² il y a cinq ans.

Le défi pour les propriétaires : attirer les locataires dans un marché concurrentiel

Dans ce contexte, les propriétaires d’immeubles de bureaux au centre-ville doivent se réinventer pour séduire de nouveaux occupants. Deux leviers principaux se dessinent :

    1. Rénovation et modernisation des espaces
      Les bâtiments qui investissent dans des rénovations de qualité, comme l’amélioration des équipements ou l’ajout de services très demandés (espaces collaboratifs, certifications environnementales, etc.), parviennent à rester compétitifs. Les immeubles de prestige montrent d’ailleurs le taux d’inoccupation le plus bas depuis quatre ans, prouvant l’efficacité de cette stratégie.
    2. Proposition d’environnements de travail flexibles et attractifs
      Avec la montée en popularité des espaces pré-aménagés et des bureaux clés en main, les entreprises cherchent des solutions leur permettant de s’installer rapidement dans des locaux modernes, fonctionnels et bien situés.

Une opportunité à saisir pour les investisseurs

Le ralentissement des mises en chantier, non seulement à Montréal mais dans tout le Canada, ouvre une fenêtre stratégique pour les investisseurs prêts à moderniser les actifs existants. À l’échelle nationale, l’absorption nette des bureaux est en voie d’être positive en 2024, une première depuis 2019. À Montréal, la demande commence également à se recentrer sur des immeubles de qualité supérieure et idéalement situés.

Alors que les inscriptions de location directe progressent malgré une baisse globale de l’activité locative, il est crucial pour les propriétaires de s’adapter à cette nouvelle réalité en misant sur des rénovations bien pensées et sur une expérience locataire enrichie.

Conclusion : Transformer la contrainte en opportunité

Le taux d’inoccupation élevé des bureaux au centre-ville de Montréal, bien que préoccupant, représente une véritable opportunité pour les propriétaires et investisseurs visionnaires. La clé ? Miser sur la rénovation et la modernisation pour répondre aux attentes des entreprises d’aujourd’hui, tout en exploitant le potentiel du marché en pleine évolution.

En transformant leurs espaces en environnements attractifs et fonctionnels, les bailleurs peuvent non seulement rester compétitifs, mais également contribuer à redynamiser le cœur économique de Montréal.

CBRE – STATISTIQUES | L’IMMOBILIER DE BUREAUX AU CANADA | T3 2024

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